Christian Moderne
De Marcel Morize et Alain Quercia
Pérégrinations d'un loser magnifique
THÉÂTRE POUR L’ESPACE PUBLIC :: A PARTIR DE 10 ANS :: 50 MIN
Un être là, au milieu du monde, déambule et se frotte, se heurte, se fond, s’étire, se marre, se joue, s’invente. Avec son doute, il provoque, évoque, invoque l’échange, la transformation, la nature de ce qui nous lie. Il tombe, trébuchant de ses propres agissements, et se relève éclaireur d’agencements fragiles. Porté par un sens commun organique, il sait qu’il n’est que poussière.
Christian Moderne s’adresse à tous·tes, ceux et celles qui passent comme celles et ceux qui s’arrêtent. Il questionne sans brusquer, amuse sans distraire, émeut sans prétention. C'est une parenthèse hors du temps, un moment suspendu où l’on ose regarder la ville et ses habitant·es autrement. C’est une traversée, un souffle poétique qui se glisse dans les rues, les places, les parvis, là où la vie ordinaire défile sans y prêter attention.
Christian est une figure étrange et familière, un personnage qui nous parle à voix basse tout en nous renvoyant à nos propres silences.
Marcel Morize donne vie à cet homme en marche, une présence à la fois légère et profonde. Christian ne s’impose pas, il s’invite. Il est là pour regarder autrement, pour questionner doucement, pour rêver fort encore dans un monde qui, parfois, oublie comment le faire. À travers son corps, ses mots, et les rencontres qu’il provoque, le spectacle fait surgir l’humanité là où on ne l’attend pas.
Christian Moderne, c’est avant tout une manière d’habiter l’instant, le moment présent, au coeur de la ville et de ses respirations. La scénographie est la rue elle-même, avec ses murets, ses poubelles, ses arbres ou ses pylônes. La mise en scène se nourrit des aléas : un passant distrait, une voiture qui passe, une fenêtre qui s’ouvre. Tout devient prétexte à jouer, à dire, à être ensemble.
Le spectacle ne cherche pas à révolutionner la rue : il cherche à s’y insinuer, à en révéler les beautés oubliées, à tendre des fils invisibles entre celles et ceux qui la traversent. C’est un théâtre à hauteur d’être, sincère et instinctif, qui parle d’amour et de liens, d’errance et d’espoir.

Distribution et collaborations :
Marcel Morize : Écriture, mise en espace et interprétation.
Alain Quercia : Regard complice écriture, conception costume et réalisation plastique.
Arthur Jounenc : Technique.
Mathilde Brette : Réalisation costume.
Dan Bartoletti : Composition, régie, mise en espace sonore.
Laure Terrier : Accompagnement, travail gestuel.
Mathias Forge : Regard extérieur mise en espace.
Guillaume Bailliart : Intervenant jeu d'acteur.
Elise Octru : Production , communication, diffusion.
Résidences :
Théâtre des Peupliers à Grenoble (38), "Place Publique" Conférences organisées par MSH-CNRS Alpes & Hexagone Scène Nationale à Boffres (07), L'Usine - Poët Laval (26), Maison des Habitants Anatole France, Centre-Ville et Nicolas Chorier - Grenoble (38), Le Comité des Réjouissances - Die (26), Le Magasin - Saint Etienne (42), MJC Crolles (38), Bar Le Coq-tail - Grenoble, MJC Voiron, Festival Place Libre - Le Touvet (38).


Lorsque je découvre la sculpture « L’homme au masque de clown », travail d’Alain Quercia, je me retrouve comme soumis à une loi de la physique. Aimanté. Attiré. Des barrières invisibles s’effondrent et je me laisse envahir. Nul besoin de mots. L’écho est déjà présent.
Marcel Morize
Accueil :
Le spectacle se déploie dans des espaces semi-urbanisés (rues, places, parcs, parvis). Une reconnaissance préalable des lieux permet d’adapter chaque représentation à son environnement.
Il est entièrement autonome et nécessite un simple point électrique (16A) et une loge à proximité.